L'intérêt des recommandations professionnelles



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Résumé du micro-cours


Miroir aux alouettes ou réelles sources d’informations ? Les recommandations papiers sont-elles toujours nécessaires ? Que penser des témoignages sur les réseaux sociaux ? Recommandations spontanées ou sollicitées ? Quoi ! On parle maintenant « d’endossements » de compétences ? « Quezaco » ? « Taguer » des compétences et puis quoi encore !!! Est-ce vraiment sérieux tout ça ? Le recruteur que je suis doit-il en tenir compte ?

Les recommandations en ligne : Quel intérêt ? Viadéo comme Linkedin positionnent ces recommandations en-dessous du descriptif de l’expérience en question. D’un point de vue marketing cela fonctionne très bien : on cite et détaille l’expérience, puis tout de suite en-dessous on peut lire un témoignage , jouant ainsi le rôle d’une preuve objective (… son auteur demeurant une tiers personne). En rendant public nos recommandations, d’une part on accroit notre crédibilité et d’autre part on augmente notre capacité d’engagement. Un profil recommandé, quoi qu’on en dise, implicitement, rassure et sécurise. Un professionnel qui a su susciter des recommandations en sa faveur, nous informe sur :

· Sa capacité à « marketer » son profil. On parle alors de « marque candidat » ou de « personal branding« . Nos carrières se construisent autour de diverses expériences, de plusieurs changements ou évolutions désirés ou pas, « un poste => une vie » cela n’existe plus. Dans ce contexte, il me semble important, et peu importe son cadre d’emploi, de réfléchir, de travailler et de promouvoir sa marque personnelle ! … Je m’explique, il s’agit de la capacité d’une personne à comprendre l’intérêt de mettre en ligne un profil valorisant, soigné, et actualisé. Par déduction, on imagine qu’il mettra en oeuvre la même attention dans le traitement de ses dossiers ou encore dans la valorisation de ses produits ou de ses services.

· Sa capacité à fédérer ses interlocuteurs de manière à ce que ces derniers soient prêts à lui prendre le poignet pour lui lever le bras comme sur un ring ! Ou encore, (cette image est assez parlante), le fait de partir : « à la guerre avec elle ou avec lui ! ».

Quelles en sont les limites ?

Attention : trop de recommandations tuent l’effet de la recommandation ! 3 cas de figures, se présentent couramment et dans ces cas, comme pour la photo CV : mieux vaut ne pas avoir de recommandation (!!) : · des recommandations mal rédigées, truffées de fautes d’orthographes ou encore vides de sens. Une énumération de généralités qui au final n’apporte aucune réelle information personnelle et distinctive ; · des recommandations systématiques croisées : « tu me recommandes, alors je te recommande ». Sur ce point je suis moins catégorique que certains experts. Cela me semble normal, quand deux personnes ont apprécié leur collaboration, qu’elles témoignent réciproquement sur leurs profils en ligne. Ceci étant, il ne faut pas que ce soit, j’insiste, systématique ; · une kyrielle de recommandations à n’en plus finir : là, on lasse notre interlocuteur qui ne pourra s’empêcher de penser « il y a anguille sous roche ».

Concrètement comment s’y prendre ?

En amont réfléchir à ce que l’on veut valoriser et qu’elle va être notre cible : Ma marque candidat ? : mes qualités professionnelles adressées à d’éventuels futurs employeurs ? Ma marque employeur ? : mes qualités de manager, d’accompagnateur, de leadership en direction de futurs collaborateurs ? Ma marque commerciale ? : mes qualités d’entrepreneur ou la qualité de mes services /produits en direction de futurs clients ? Papier crayon à la main on répond à la question : « qui peut me recommander ?… Avec qui j’ai, au cours de ma carrière, aimé travailler, collaborer ? ». Souvent , à ce stade on doit stimuler sa mémoire, fouiller dans ses différentes expériences…mais aussi faire preuve d’ouverture. Il ne s’agit pas uniquement de nos N+1. Cela peut aussi être nos collègues, nos clients, nos fournisseurs, nos partenaires, nos ex-collaborateurs … Toujours garder en tête nos objectifs et nos cibles…

1ère étape à qui s’adresser, 2ème étape comment solliciter ? Ecrire une recommandation est un acte engageant, impliquant, c’est pourquoi après l’étape « papier crayon » vient l’étape « phoning ». Prendre le temps de décrocher son combiné et d’expliquer sa démarche est certainement le bon moyen pour s’assurer un maximum de retour. Pour la sollicitation écrite : une seule règle en la matière : « la personnalisation » ! LinkedIn et Viadéo nous fournissent des textes standardisés, mais l’enjeu est de taille et demande a minima un tant soit peu d’efforts pour que votre interlocuteur soit le mieux disposé à votre encontre.

Si toutes les conditions sont requises, je récapitule : … vous avez listé vos contacts pouvant être des référents crédibles, … vous les avez informés par téléphone, … vous avez vérifié s’ils sont bien présents sur Viadéo ou LinkedIn … et s’ils font partie de vos contacts de premier niveau. Alors seulement vous pouvez écrire vos demandes de recommandation !

Questions, commentaires ou remerciements


Anonyme
21 août 2017, 21h33
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Rodolphe D.
10 mars 2016, 11h15
Bonjour,
Bonne présentation de la méthodologie pour construire sa base de recommendations et la valoriser au mieux. J'utilisais déjà beaucoup les recommendations et j'avais en tête la plupart des avantages et risques, mais cette rubrique va surtout me permettre de mieux structurer les sollicitations à venir ...
Attention, quelques fautes d'orthographe dans le résumé ... (qu’elle va être notre cible)
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