Chômage de longue durée : comment rassurer les recruteurs ?



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Résumé du micro-cours


Difficile d’être embauché lorsque l’on sort d’une longue période d’inactivité. Hymane Ben Aoun, fondatrice d’Aravati, cabinet de conseils en ressources humaines spécialisé dans le recrutement de talents digitaux, vous aide ici à parfaire votre argumentaire au mieux pour vous sortir de cette situation délicate.

Rassurer les recruteurs après une longue période de chômage, ce n’est pas une mince affaire. Il vous sera difficile de recevoir un accueil favorable à votre candidature. Lorsque vous allez envoyer votre CV, si votre dernière expérience date de 2 ou 3 ans, votre interlocuteur se posera naturellement des questions. Il faut donc, dès le départ, qu’il trouve des explications, ce qui le rassurera et pourra lui donner envie de vous rencontrer pour un éventuel entretien.

Selon votre histoire personnelle et professionnelle, vous devez identifier les raisons pour lesquelles vous ne travaillez plus. Bien sûr, elles peuvent être subies ou choisies. Et lorsqu’elles sont subies vous devez tout de même les mettre en avant. Cela montrera que vous êtes une personne qui dit les choses et que vous avez une réelle envie de travailler.

Après une longue période d’inactivité, il est essentiel de comprendre les freins que ressentent les recruteurs. Ils peuvent ainsi se poser un certain nombre de questions légitimes : cet individu souhaite-il vraiment retravailler ?, Est-ce qu’il n’a pas eu envie de « se la couler douce » pendant un certain temps ? (dans ce cas, lui qui travaille sûrement énormément ne sera peut-être pas sur la même longueur d’ondes), Si un recruteur ne l’embauche pas depuis 3 années, pourquoi devrais-je le faire ?, Ne vais-je pas me tromper ? Est-il vraiment « recrutable » ? Est-il capable de s’investir professionnellement ?... Vous devez devancer toutes les interrogations possibles. Ainsi, utilisez tout ce que vous possédez dans votre parcours professionnel pour rassurer sur le fait que vous êtes travailleur, capable de vous impliquer…

Si vous n’avez pas forcément recherché activement un emploi dès le début de votre période d’inactivité, peut-être feriez-vous mieux de l’assumer et de le dire. Il se peut que vous ayez eu une vie professionnelle trépidante et que vous n’avez pas vu vos enfants grandir. Vous avez profité de quelques mois au chômage pour vous occuper d’eux, puis, lorsque vous êtes revenu sur le marché, vous vous êtes rendu-compte que ce n’était pas pertinent et vous avez décidé de réorienter votre carrière… C’est légitime. Un recruteur pourra le comprendre. D’autant plus que ces arguments expliqueront que vous ayez laissé passer presque un an avant de reprendre des recherches sérieuses. Bien entendu, vous avez la possibilité d’évoquer d’autres raisons. Si, par exemple, vous avez souhaité voyager, mieux vaut le dire en expliquant que maintenant, vous êtes prêt à retravailler et que c’est la raison pour laquelle vous répondez à une annonce de recrutement. Croyez-le : l’honnêteté paye souvent !

Par ailleurs, il existe d’autres sources de justifications : vos difficultés à retrouver un emploi proviennent peut-être d’un secteur ou d’un marché sinistré, au fait qu’avec un tel niveau d’expérience et/ ou salaire, c’est plus compliqué… Vous recherchez un poste de manager ? Mathématiquement, il y a moins de postes disponibles que pour un salarié classique. Autre argument de poids : si votre parcours a été jusque-là linéaire, vous avez le droit de tâtonner, de vous tromper, de mal cibler les entreprises… Lorsque l’on a pas l’habitude, la recherche d’emploi n’est pas forcément quelque chose que l’on maîtrise de suite. Le tout est de l’expliquer en entretien, cela ne vous desservira pas. Au contraire, il se pourrait bien que votre interlocuteur vous aidera s’il pressent que votre candidature est intéressante et franche.

Lorsque l’on tente de sortir d’une longue période de chômage, il est peut-être intéressant de rencontrer, au cas par cas, quelqu’un de Pôle emploi, de l’Apec, de réaliser un bilan de compétences, un coaching sur la recherche d’emploi… A tous les coups, il sera pertinent de travailler avec une personne très précisément sur votre parcours, votre CV, sur la manière de lever les freins liés au temps d’inactivité.

Une autre question que peut se poser un employeur, c’est celle de vos compétences et de votre employabilité. Après 2 ou 3 ans, êtes-vous encore en phase avec votre secteur et ses innovations ? Là, c’est à vous de rester en veille très active pendant votre période de chômage. Regardez ainsi ce qui se passe sur votre marché. Cette connaissance et le fait de rester « connecter » se transformera en atout devant un recruteur.

Questions, commentaires ou remerciements


Anonyme
21 août 2017, 21h31
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zoé N.
25 avril 2017, 14h04
vidéo rassurante et, pour une période sans activité.
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Angela D. R.
7 mars 2017, 11h04
Merci pour vos conseils
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GUYLENE G.
21 janvier 2017, 15h42
Merci pour les conseils, je ne comprends pas le pole emploi nous dit de faire des CV avec les périodes de travail qui correspondent à l'emploi que l'on recherche.Donc mon CV est faux.
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David L.
13 mai 2016, 16h08
merci pour ses conseils pour rassurer les recruteurs de la période de longue durée de chômage
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isabelle L. T.
1 février 2016, 12h20
Bilans de compétence, j'ai fait, suivi par les associations j'ai fait, mais voilà les freins il y a :

- Age comme micheline en dessous (54 ans)
- Travailleur Handicapé
- Longue période de chômage pour période de santé
- j'ai voulu faire un stage, il m'a été refusé, parce que 2 ans de formation et trop cher pour ma région, vu que je n'ai pas les assedics, mais voilà çà fait déjà 1 an que j'aurais pu faire ma formation, et j'entame la deuxième, que de temps perdu, on m'a incité à faire une VaP 85 pour faire cette licence et quand le boulet des sous est arrivé, on m'a laissé tombé comme une chaussette, débrouille toi toute seule
- pas suivi par le pôle emploi, je l'ai voit 1 fois par an, et on m'a prévenu que j'allais en changer encore !!!
- Pour le bilan de compétence on m'a dit que j'en avait trop, super, alors qu'on ne me dise pas en France qu'on embauche des gens avec des compétences
- Je suis autodidacte, le numérique, je le fais depuis 28 ans,
- Je connais mediawiki (4 sites à mon actif dont je suis l'administrative), htlm5 et je me suis remis au CSS, je compte apprendre, jusqu'à la fin de ma vie.
- Je suis autodidacte, je pourrais apprendre aux autres, mais voilà il paraît que je suis trop sensible et que les gens en face sont des monstres (dixit le pôle emploi) ...

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Micheline F.
3 octobre 2015, 11h06
Bonjour.
En dehors de mon âge (56 ans), je ne vois pas ce qui bloque...
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